Depuis quelques années, le parc des Pionniers se transforme progressivement en un véritable lieu de vie au bord du lac Osisko. Au fil des aménagements et des activités qui s’y déroulent, il devient un espace propice aux rencontres, à la détente et à la découverte du lac.

Cet été, deux nouvelles installations viennent enrichir l’expérience.

Une table de ping-pong permanente

Parmi les nouveautés de l’été, une table de ping-pong permanente a été installée afin de bonifier l’offre récréative aux abords du lac Osisko et de favoriser l’appropriation de cet espace public.

Pour permettre à toutes et à tous d’en profiter, un service de prêt gratuit de raquettes et de balles est offert cet été au Magasin général Dumulon, tous les jours, de 9h à 17h (un dépôt remboursable de 20 $ est demandé).

L’installation a également été mise en valeur par une intervention artistique de Megann Nolet-Desrosiers, qui lui confère une identité visuelle unique et s’intègre harmonieusement à l’aménagement du parc.

Ce projet a été réalisé grâce à la collaboration de plusieurs partenaires : Ville de Rouyn-Noranda, le Club Richelieu Rouyn-Noranda, Technosub, Circonflexe – Prêt pour bouger, le Musée d’histoire de Rouyn-Noranda, ainsi que Megann Nolet-Desrosiers.

Des drapeaux qui racontent le lac

En levant les yeux, vous remarquerez également une nouvelle série de drapeaux illustrés par l’artiste Fany Lefebvre.

Inspirées des connaissances scientifiques sur le lac Osisko, ces illustrations mettent en lumière des espèces qui témoignent de la richesse, mais aussi de la fragilité de cet écosystème.

On y retrouve notamment le rat musqué, qui a donné son nom au lac Osisko, le cygne trompette, devenu un visiteur emblématique du lac depuis 2021, ainsi que plusieurs plantes et organismes qui jouent un rôle important dans son équilibre.

Certaines espèces, comme le myriophylle à épis, la quenouille, le myrique baumier ou le scirpe noirâtre, participent à leur façon à la filtration de l’eau, à la stabilisation des berges ou à l’accumulation de certains contaminants. D’autres, comme la daphnie, servent d’indicateurs précieux de la qualité de l’eau.

À travers des illustrations aux couleurs vives, Fany Lefebvre propose une façon accessible de découvrir ces espèces et de mieux comprendre les nombreux liens qui unissent les êtres vivants du lac.

Le rat musqué : À l’époque de la colonisation, l’une des traductions possibles du nom du lac Osisko provient à l’origine du mot « ochisko » en langue crie et signifie « rat musqué ».

Le cygne trompette : Depuis l’été 2021, il est la star de notre lac, qui est devenu un milieu de vie propice à la nidification de cette espèce, qui fut jadis presque complètement disparue.

Le doré jaune : Après avoir été ensemencé 11 fois dans le lac depuis 1999, il est maintenant capable de renouveler sa population sans aide extérieure.

Le myriophylle à épis : Bien que ce soit une plante aquatique envahissante, elle a la capacité de bioaccumuler plusieurs métaux lourds, comme l’arsenic, le cadmium, le chrome et le plomb, qui sont présents au fond du lac Osisko.

La daphnie : Micro-crustacé au physique rigolo utilisé comme bio-indicateur pour mesurer la toxicité aiguë de l’eau du lac. Comme elle est extrêmement sensible à la pollution, elle meurt dans les 48 h si elle est exposée à une trop grande quantité de polluants.

La quenouille : Banale au premier coup d’œil, elle accumule de grandes quantités de métaux lourds dans ses racines et ses rhizomes et aide à retenir les berges du lac en place. De plus, le rat musqué aime bâtir son nid avec ses feuilles.

L’orchidée corallorhize maculée : Observée en 2025 dans les abords du lac, cette plante dépourvue de chlorophylle survit en symbiose avec les champignons souterrains. Certains scientifiques suggèrent qu’elle pourrait avoir la capacité d’accumuler les métaux lourds.

Le myrique beaumier : Poussant en bordure du lac, c’est un arbuste aux feuilles odorantes qui travaille à stabiliser les sols, tout en étant capable d’emmagasiner l’arsenic dans sa structure.

Le scirpe noirâtre : Il stabilise les sols humides et prévient l’érosion grâce à son système de racines et de rhizomes tenaces, en plus de filtrer l’eau.

Photos : William B. Daigle et Fany Lefebvre