Le 26 octobre, le Projet lac Osisko a rayonné jusqu’à Erevan, en Arménie, à l’occasion de la 17e Conférence des Parties (COP17) de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies. Deux ans après une première présentation à la COP16, à Cali, en Colombie, cette nouvelle participation témoigne de l’intérêt que suscite l’approche développée autour du lac Osisko.



LA COP17 : passer des engagements aux résultats
Du 19 au 30 octobre 2026, la COP17 rassemble à Erevan les représentant·es des pays signataires de la Convention sur la diversité biologique, ainsi que des peuples autochtones, des communautés locales, des scientifiques, des organisations de la société civile, des jeunes et des entreprises.
Cette conférence marque une étape importante dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté en 2022. Pour la première fois depuis son adoption, les pays examinent collectivement les progrès accomplis vers les 23 cibles fixées pour 2030.
Au cœur des discussions : comment passer des engagements aux résultats, renforcer la coopération et accélérer les changements nécessaires pour freiner la perte de biodiversité ?
C’est dans ce contexte que le Projet lac Osisko a été présenté le 26 octobre, au sein de la délégation du Centre mondial d’excellence des destinations (CED), aux côtés du Pôle d’innovation régénérative, de Tourisme Abitibi-Témiscamingue et de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). Présenté par Anick Lavoie, présidente du Collectif Territoire, et Geneviève Aubry, cofondatrice et directrice générale, le projet figure parmi les bonnes pratiques du Panorama mondial d’innovations régénératives.

UN PROJET LOCAL, HUIT CIBLES MONDIALES
Depuis 2018, le Collectif Territoire mobilise les forces de la communauté pour réhabiliter et mettre en valeur le lac Osisko. Parmi les 23 cibles du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, le Projet lac Osisko contribue, à son échelle, à l’atteinte de huit d’entre elles :
- Cible 2 – Restaurer les écosystèmes dégradés : réhabiliter progressivement le lac et son bassin versant.
- Cible 6 – Espèces exotiques envahissantes : améliorer les connaissances sur les plantes envahissantes et leurs interactions avec l’écosystème.
- Cible 7 – Réduire la pollution : agir sur la contamination et le ruissellement urbain.
- Cible 11 – Solutions fondées sur la nature : expérimenter la végétalisation, les aires de biorétention et les phytotechnologies.
- Cible 12 – Espaces verts et bleus urbains : rendre les espaces autour du lac plus accessibles, accueillants et résilients.
- Cible 14 – Intégrer la biodiversité dans les décisions : favoriser une approche systémique qui relie les enjeux environnementaux, sociaux, culturels et économiques.
- Cible 21 – Partager les connaissances : croiser les savoirs scientifiques, citoyens, locaux et autochtones.
- Cible 22 – Participation inclusive : permettre à une diversité de personnes et de groupes de contribuer aux décisions et aux actions.
Au-delà des interventions sur le terrain, c’est surtout la manière de mobiliser une communauté autour d’un objectif commun qui distingue le Projet lac Osisko. En réunissant les arts, les sciences, l’industrie, les institutions et la population, le Collectif Territoire cherche à créer les conditions nécessaires à une transformation durable de notre rapport au territoire.
Des rencontres qui ouvrent de nouvelles perspectives
La COP17 a aussi été l’occasion de rencontres et d’échanges inspirants avec des acteurs et actrices du monde entier qui partagent notre volonté de transformer notre rapport à la nature et au vivant. Nous revenons de cette expérience avec de nouvelles idées, des contacts précieux et une motivation renouvelée à poursuivre notre mission et à faire grandir les collaborations autour du lac Osisko.



